
En Bretagne, le suicide est une priorité régionale de santé constamment réaffirmée en raison d’une position défavorable par rapport aux autres régions françaises, d’une surmortalité persistante et d’un taux de recours à l’hospitalisation en court séjour pour tentatives de suicide supérieur à la moyenne française.
Dans ce contexte, l’objectif de cet espace de consultation en ligne est de mettre à disposition des indicateurs actualisés permettant d’observer et de suivre dans le temps l’évolution du phénomène suicidaire à l’échelon régional et infra régional.
Il s’appuie sur les données actuellement exploitables, relatives à la mortalité et aux prises en charge en service hospitalier de court séjour.
Les graphiques sont téléchargeables et imprimables. Les données statistiques sont synthétisées sous forme de fiches thématiques également téléchargeables et imprimables.
Travaux réalisés à l’initiative du Conseil Régional de Bretagne.
Les indicateurs de mortalité
L’indice comparatif de mortalité (ICM)
Il permet de comparer le niveau de risque de décès dans une zone géographique (région,…) par rapport au niveau national (égal à 100 par définition) indépendamment des variations dues aux différences de structures d’âge et de sexe entre les populations étudiées. Par exemple, un ICM égal à 110 signifie, qu’à âge égal, la zone géographique considérée présente un risque de mortalité supérieur de 10% au niveau national reflétant une situation défavorable. À l’inverse, un ICM inférieur à 100 traduit une situation favorable par rapport à la moyenne nationale.span>
Le taux standardisé de mortalité
Il permet de comparer dans le temps, dans l’espace et entre hommes et femmes, le niveau de mortalité de différentes unités géographiques indépendamment de la structure par âge et sexe des populations qui les composent. Il est calculé à partir des taux de mortalité selon l’âge de chaque population, appliqués à une population de référence (ici, la population française au recensement de la population de 2018*). Le taux standardisé de mortalité ainsi obtenu, correspond au nombre de décès qui serait observé sur l’entité géographique considérée si la répartition par âge était la même qu’au niveau national.
* Auparavant, la population de référence utilisée était celle au RP de 2006. Aussi, l’ensemble des taux standardisés a été recalculé sur la période étudiée. Les taux présentés ne sont donc pas comparables avec ceux des publications antérieures.
Les taux spécifiques de mortalité (ou taux par âge)
Il s’agit du nombre d’événements étudiés pour chaque tranche d’âge rapporté à la population du même âge.
Pour en savoir plus, télécharger la fiche détaillée :
Les indicateurs de morbidité hospitalière
Le taux standardisé de recours à l’hospitalisation
Il permet de comparer dans le temps, dans l’espace et entre hommes et femmes, le niveau de recours à l’hospitalisation de différentes unités géographiques indépendamment de la structure par âge et sexe des populations qui les composent. Il est calculé à partir des taux de recours selon l’âge de chaque population, appliqués à une population de référence (ici, la population française au recensement de la population de 2018). Le taux standardisé de recours à l’hospitalisation ainsi obtenu correspond au nombre de patients hospitalisés qui serait observé sur l’entité géographique considérée, si la répartition par âge était la même qu’au niveau national. Les taux sont calculés sur la base des patients (âgés de 5 ans et plus) pour lesquels les séjours sont correctement chaînés. L’ensemble des patients est pris en compte avec leurs caractéristiques au cours de leur premier séjour*. Les données proviennent du PMSI MCO de l’ATIH intégré au portail du Système National des Données de Santé (SNDS).
* Auparavant, l’analyse portait soit sur des séjours non correctement chainés (pour la position de la Bretagne par rapport à la France métropolitaine), soit sur les caractéristiques des patients n’ayant été hospitalisés qu’une seule fois dans l’année en lien avec une tentative de suicide. Les données provenaient du PMSI MCO du portail de l’ATIH. Aussi, l’ensemble des indicateurs a été recalculé sur la période étudiée. Les données présentées ne sont donc pas comparables avec celles des publications antérieures.
Les taux spécifiques de morbidité (ou taux par âge)
Il s’agit du nombre d’événements étudiés pour chaque tranche d’âge rapporté à la population du même âge.
Pour en savoir plus, télécharger la fiche détaillée :
Les sources de données
Les données de population
Les données de population utilisées sont issues des recensements de la population (RP) et des estimations de population au 1er janvier de chaque année réalisées par l’Insee.
Les données de mortalité
Les données de mortalité proviennent de la statistique annuelle des causes médicales de décès produite par le CépiDc de l’Inserm. La dernière année disponible actuellement se réfère à l’année 2023.
La connaissance des décès par suicide résulte des mentions portées sur le certificat médical de décès rédigé par le médecin ayant constaté la mort.
Les causes médicales de décès sont codées à partir de la Classification internationale des maladies dans sa 10ème révision depuis 2000 (CIM10), les codes retenus pour le suicide sont: X60 à X84.
Les données de morbidité hospitalière
Les données de morbidité hospitalière sont issues de l’exploitation des bases du Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI) des services de Médecine Chirurgie Obstétrique (MCO) diffusées par l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation (ATIH), intégré au Système National des Données de Santé (SNDS). Ces bases regroupent les séjours des établissements publics, privés lucratifs et non lucratifs. La dernière année disponible actuellement se réfère à l’année 2024.
Depuis 2001, les prises en charge pour tentative de suicide peuvent être identifiées par les codes du chapitre XX de la Classification Internationale des Maladies (CIM 10) relatifs aux causes externes de morbidité et de mortalité en diagnostic associé significatif (DAS). En théorie selon les règles et consignes de codage définies par l’ATIH, les séjours pour tentative de suicide doivent mentionner en DAS un code X60 à X69 (auto-intoxication) ou X70 à X84 (lésion auto-infligée), ainsi qu’un diagnostic principal (DP) codé avec le chapitre XIX «Lésions traumatiques, empoisonnements et certaines autres conséquences de causes externes» (codes S00 à T98). Cependant, compte tenu des imprécisions relevées au niveau du codage, tous les séjours contenant en DAS un code X60 à X84 sont retenus pour l’analyse, quel que soit le code mentionné en DP.
Seuls les séjours domiciliés en Bretagne (ou en France métropolitaine) de personnes âgées de 5 ans et plus sont pris en compte (quel que soit le lieu d’hospitalisation). Afin de caractériser les patients concernés par une hospitalisation pour tentative de suicide, la procédure dite du « chaînage » des séjours a été appliquée afin de relier les différents séjours d’une même personne hospitalisée grâce à un numéro anonyme unique.
Les indicateurs sont calculés pour l’ensemble des patients et prennent en compte leurs caractéristiques au cours de leur premier séjour (âge, mode de TS, code géographique de résidence etc…), afin que les résultats ne contiennent pas de «doublons» (c’est-à-dire qu’une même personne ne soit pas comptée deux fois ou plus, c’est le cas lorsque le patient change de département de résidence ou que son âge évolue entre les séjours).
=> La méthodologie d’extraction des données dans le SNDS ayant évolué par rapport aux années précédentes, l’ensemble des indicateurs a été recalculé sur la période étudiée, mais les résultats présentés ne sont pas comparables avec ceux des publications antérieures.

